Le délai de reprise, souvent appelé délai de prescription, est la période pendant laquelle l’administration fiscale peut redresser un impôt. Pour l’impôt sur le revenu, il est en principe de trois ans. Il est toutefois, en règle générale, porté à dix ans lorsque des comptes détenus à l’étranger n’ont pas été déclarés.
Cet article présente cette règle, son exception pour les soldes n’excédant pas 50 000 € et les délais applicables aux autres impositions et sanctions. Plus le délai est long, plus les rappels d’impôt potentiels sont importants : l’analyse d’un avocat peut être utile pour mesurer les risques, notamment en cas d’oubli de déclaration d’un compte étranger.
En bref
- En cas de compte étranger non déclaré, l’administration peut en principe redresser l’impôt sur le revenu sur dix ans, au lieu de trois.
- Ce délai ne concerne en principe que les revenus liés aux comptes ou contrats non déclarés.
- Le délai de trois ans s’applique si le contribuable prouve que le total des soldes de ses comptes étrangers n’a jamais dépassé 50 000 € au cours de l’année concernée.
- Depuis 2019, cette preuve suppose en pratique de produire les relevés de toute l’année, et non plus seulement le solde au 31 décembre.
- L’amende pour compte non déclaré obéit en principe à un délai distinct, plus court.
Sommaire
Le principe : un délai de reprise porté à dix ans
Lorsque l’obligation de déclarer les comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l’étranger (article 1649 A du CGI) n’a pas été respectée, l’administration dispose d’un délai de reprise étendu en matière d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés : il s’exerce jusqu’à la fin de la dixième année qui suit celle au titre de laquelle l’imposition est due (article L169 du LPF). La règle vaut en principe aussi pour les contrats d’assurance-vie souscrits à l’étranger et pour les trusts non déclarés, même lorsque les comptes sont simplement « dormants ». Les obligations déclaratives concernées sont présentées dans un article spécifique.
Ce délai ne concerne, en règle générale, que les revenus ou bénéfices liés aux comptes ou contrats pour lesquels l’obligation déclarative n’a pas été respectée ; les autres revenus du foyer restent soumis au délai de droit commun.
Exemple : en 2026, en cas de compte étranger non déclaré, l’administration peut en principe redresser l’impôt sur le revenu dû au titre de 2016 et des années suivantes, jusqu’au 31 décembre 2026 pour l’année 2016. L’année 2015 serait en revanche prescrite.
L’exception : des soldes n’excédant pas 50 000 €
Le délai de droit commun de trois ans s’applique lorsque le contribuable apporte la preuve que le total des soldes créditeurs de ses comptes détenus à l’étranger n’a pas excédé 50 000 € à un moment quelconque de l’année au titre de laquelle la déclaration devait être faite.
Jusqu’en 2018, la preuve portait sur le solde au 31 décembre : il suffisait en pratique de produire les relevés de tous les comptes à cette date. Depuis la loi n° 2018-898 du 23 octobre 2018, le seuil s’apprécie à tout moment de l’année : la preuve suppose en pratique de produire l’intégralité des relevés de l’année pour tous les comptes étrangers, ce qui est plus lourd.
L’évolution de la règle
Le délai de dix ans a été institué par la loi du 30 décembre 2008 pour les comptes situés dans des États ou territoires n’ayant pas conclu avec la France de convention d’assistance administrative permettant l’accès aux renseignements bancaires. La loi du 28 décembre 2011 l’a ensuite profondément modifié :
- elle a supprimé la condition tenant à l’absence de convention d’assistance administrative : le délai de dix ans s’applique désormais quel que soit l’État où se situe le compte ;
- elle a étendu ce délai au non-respect des obligations déclaratives des administrateurs de trusts (article 1649 AB du CGI) ;
- elle a écarté le délai de dix ans lorsque le total des soldes des comptes étrangers était inférieur à 50 000 € au 31 décembre, condition appréciée depuis 2019 à tout moment de l’année.
Les délais applicables aux autres impositions et sanctions
Le délai de dix ans propre à l’impôt sur le revenu ne doit pas être confondu avec ceux qui s’appliquent aux autres conséquences d’un compte non déclaré :
| Imposition ou sanction | Délai en principe |
|---|---|
| Impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés sur les revenus des comptes non déclarés | Jusqu’à la fin de la dixième année suivant celle au titre de laquelle l’impôt est dû, sauf soldes n’excédant pas 50 000 € |
| Amende pour compte non déclaré (1 500 € par compte et par an) | Jusqu’à la fin de la quatrième année suivant celle de l’infraction : en pratique les quatre ou cinq dernières déclarations |
| Taxation à 60 % des avoirs dont l’origine n’est pas justifiée | Dix ans à compter de l’expiration des délais de réponse à la demande de justifications (article L23 C du LPF) |
| Impôt sur la fortune immobilière (et ISF pour les années antérieures à 2018) | Jusqu’à dix ans dans certains cas |
Les délais de droit commun sont présentés dans l’article sur les délais de redressement, et les amendes dans l’article sur les amendes pour compte étranger non déclaré. Ces règles étant techniques, leur application à une situation donnée mérite en général d’être vérifiée avec un avocat.
Ce que je vois dans mes dossiers
La prescription est souvent un argument utile, et c’est l’une des premières choses que je regarde, avec la régularité de la procédure : il m’est arrivé assez régulièrement de faire annuler des redressements pour prescription ou pour irrégularité de procédure. Le calcul n’est pas toujours simple, puisque le délai dépend de l’impôt, de la sanction et, pour les comptes à l’étranger, du montant des avoirs : il mérite d’être vérifié année par année.
FAQ
Le délai de dix ans s’applique-t-il à tous les revenus du foyer ?
En principe, non : il ne concerne que les revenus ou bénéfices liés aux comptes ou contrats pour lesquels l’obligation déclarative n’a pas été respectée. Les autres revenus restent soumis au délai de droit commun, en principe de trois ans.
Comment bénéficier du délai de trois ans ?
En apportant la preuve que le total des soldes créditeurs des comptes étrangers n’a pas dépassé 50 000 € à un moment quelconque de l’année concernée. Depuis 2019, cette preuve suppose en pratique de produire les relevés de toute l’année pour tous les comptes.
Le délai de dix ans dépend-il du pays où se trouve le compte ?
En principe, non. Depuis la loi du 28 décembre 2011, il s’applique quel que soit l’État où le compte est situé, y compris lorsque cet État a conclu avec la France une convention d’assistance administrative.








22 commentaires
Commentaires publiés de 2014 à 2023 : la réglementation a pu changer depuis.
Kapé 19 mars 2014 à 15h27
Maitre bonjour,
Je lis dans vos explications :
Toutefois c'est le délai de prescription court de trois ans qui s'applique si le contribuable apporte la preuve que le total des soldes créditeurs des comptes détenus à l'étranger est inférieur à 50 000 € au 31 décembre de l'année au titre de laquelle ces comptes auraient dû être déclarés.
Faites vous reference a la derniere année de declaration ? Les trois dernieres années ? Ou les comptes doivent ils avoir été a moins 50000 € pendant les 10 dernières années ?
Marc Uzan 30 janvier 2015 à 13h07
Le total des soldes créditeurs des comptes à l’étranger ne doit pas excéder 50 000 € à un moment quelconque de l’année. Concernant les autres aspects de la régularisation, elle est un exercice souvent complexe, avec de multiples aspects, consultez un avocat fiscaliste pour une étude précise de votre cas.
Job 9 octobre 2015 à 22h11
Bonjour Maitre, j'ai ouvert un compte au Maroc en 2014 et je viens de le déclarer seulement cette année (2021) quand j'ai appris cette obligation. Mon solde n'a jamais dépassé 2000 euro. Mais je ne possède pas l'historique des relevés de mon compte car je vis en France et je ne reçois donc pas ces relevés. Donc je ne peux pas prouver que je n'ai pas dépasser la barrière d 50.000 euros pour bénéficier d'une prescription courte (4ans au lieu de 10 ans). D'autre part mon compte est dormant sauf un virement automatique (20 euro) annuel pour une assurance de rapatriement en cas de décès. Est ce que je suis condamné a payer 7x 1500 euros ? (que je ne possède pas d'ailleurs car j'ai le RSA). Merci pour votre réponse.
Marc Uzan 2 mai 2016 à 21h27
Je ne peux pas me positionner sur votre situation spécifique par commentaire. Dans ce type de cas il est vivement conseillé de consulter un avocat afin de faire le point avec précision. A titre d’éléments généraux d’informations l’origine des fonds doit toujours être prouvée quelle que soit sa date d’origine, même très ancienne, cependant, seules les sommes encaissées sur les dix dernières années sont éventuellement imposables, les sommes encaissées avant ne le sont en principe plus.
Jean 27 mai 2016 à 5h40
Bonjour Maître Uzan,
D'abord merci de vos réponses et de votre réactivité sur ce site… J'aimerai juste revenir sur un point que vous évoquez concernant la durée maximale dans l'application des amendes. Cette dernière si j'ai bien compris serait de quatre ans maximum… est que cela est par rapport à votre expérience dans ce genre de procédure ou par rapport à la loi qui, selon certain, serait de dix ans maximum ?
Merci d'avance,
Suongal 18 janvier 2017 à 3h31
J'ai oublié de déclarer un une somme importante pour les revenus de 2018. Puis-je rattraper cet "oubli" en déclarant spontanément ce montant avec les revenus de 2019 en 2020 ? Même en payant des pénalités de retard…? Merci pour votre réponse !
Marc Uzan 20 novembre 2018 à 21h35
Il y a eu des évolutions textuelles, le seuil ne doit pas être dépassé à un moment quelconque de l’année et non simplement au 31 décembre.
Chaque année est analysée séparément. On prend chacune des dix dernières années et l’on regarde si la prescription peut être de 3 ans pour cette année.
Charly 10 janvier 2019 à 6h47
J ai adressé ma régularisation le 31/12/2017
Pas de nouvelle. Quel délais de forclusion ?
Merci pour votre réponse
Maxime 6 janvier 2020 à 20h24
Bonjour Maître,
Je vous remercie pour toutes ces informations.
J’ai ouvert un compte revolut fin 2017 en y déposant 500 euros que j’ai transformé en bitcoins via cette plateforme. Quelques mois après, le bitcoin a chuté. J’ai reconverti mon compte en euros, lequel n’a subi aucune opération depuis autre que les prélèvements annuels des frais bancaires liés à la carte.
J’apprends il y a quelques jours que ce compte et les opérations en bitcoins associées auraient dû être déclarés.
Compte tenu des montants dérisoires, du fait que le solde du compte était même négatif au 31/12/2019, comment dois-je procéder ?
Je comptais déclarer le compte sur ma déclaration 2042 cette année. Cela en vaut-il la peine ? Dois-je également régulariser ? Risque-je vraiment les 1500 euros d’amendes par an si je me contente de le déclarer cette année ?
Par avance merci, encore !
COVID 2100 6 février 2020 à 0h16
Maître, je remplis ma déclaration fiscale sur les revenus 2019 et je suis ennuyé comme beaucoup de français sur les comptes détenus hors de France, en 2007, 2008, 2009, j'avais ouvert 1 compte sur 100% en Belgique auprès d'une banque belge car j'étais interdit bancaire en France, j'ai mis des capitaux fiscalisés français dessus, le compte avait été ouvert 6 mois de 2008 à 2009, je l'ai déclaré que cette année, il a été clôturé en 2009, il y avait eu 15000 euros maximum créditeur dessus.
Par contre j'ai eu un autre compte sur lequel il y a eu 2500 euros ouvert 2 mois mais je n'ai plus souvenir du nom de la banque pareil clôturé en 2010 sûr. Est ce que je risque quelque chose svp ?
Je bénéficie de la prescription oui ou non ? je risque une amende svp ?
boby 6 février 2020 à 16h07
Bonjour Maitre,
J’ai travaillé plusieurs années au UK (payant donc mes impots au UK), à mon retour en France en 2017 j’ai laissé ouvert un compte avec très peu d’argent (200 livres) et sans activité aucune, je n’ai pas déclaré le compte lors de mes déclarations de revenu de 2017 et 2018, par ignorance des risques encourus.
J’ai procédé à la fermeture de ce compte en 2019 et pour ma déclaration de 2019 souhaite déclarer sa fermeture. Mais j’ai peur de déclarer une fermeture d’un compte que je n’ai pas déclaré en 2017 et 2018 (de plus le compte existe depuis 2014 mais mon salaire etait du UK, mais j’ai peur que l’antériorité n’ajoute que du doute dans mes intentions). Est ce que l’administration va faire des recoupements et faire une enquete et sanctionner pour les années 2017 2018 à partir de ma cloture declarée en 2019 ?
Que dois je faire pour éviter tout probleme ?
Merci d’avance pour votre aide
Marc Uzan 6 février 2020 à 18h57
Je ne peux pas me positionner sur votre situation spécifique par simple commentaire. A titre d’éléments généraux d’informations je vous indique que lorsqu’un compte est déclaré sur le formulaire 3916, la date d’ouverture est demandée, ainsi que le cas échéant la date de clôture. Le défaut déclaratif ressort donc immédiatement du fait de la mention de la date d’ouverture. Juridiquement, l’administration est en principe en droit d’infliger les amendes pour défaut déclaratif quelle que soit la raison de l' »oubli » ou le solde du compte et même s’il a été inactif. Il lui est donc loisible, à son bon vouloir, d’infliger l’amende ou pas. Pour finir, je rappelle à titre général que la loi impose à tout résident fiscal en France de déclarer chaque année ses comptes étrangers.
Jean 6 juin 2020 à 23h45
Cher Maître,
Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris.
Prenons un exemple :
Ernest, un particulier français a un compte bancaire en Espagne ouvert depuis 2005, le solde de ce compte n'a pas dépassé les 50 000 euros en 2020.
Ernest n'a pas jamais déclaré ce compte.
Si Ernest se fait contrôler par l'administration fiscale aujourd'hui, et qu'il peut justifier que son solde n'a jamais été supérieur à 50 000 euros en 2020 alors il devra payer 4 ans d'amendes MAXIMUM pour non-déclaration de son compte à l'étranger soit : 6 000 euros.
C'est correct ?
Marc Uzan 6 juillet 2020 à 5h59
La question du seuil de 50000€ n’a en principe aucune incidence sur les amendes, qui sont toujours encourues sur le délai de reprise (4 ans). Ce seuil a simplement un impact sur le délai de reprise en matière d’IR (qui passe à 3 ans si le seuil n’est pas dépassé, sinon l’on est à 10 ans).
Christooo 9 juin 2021 à 0h30
Bonjour Maitre,
J'ai ouvert un compte de cryptos Coinbase en 2019 aucune demande de validation d'identité rien.
D'après les rélevés bancaire j'ai fais deux virement qui m'ont été retourné par Coinbase car les virements n'allaient pas.
J'ai essayé de me connecter avec divers adresses mail impossible, même en demandant un nouveau mot de passe je n'y arrive pas, le compte a sans doute été suspendu par Coinbase (ou par moi même qui sait).
A mes souvenir je n'ai eu aucun mail de Coinbase concernant l'ouverture du compte.
Est ce que je risque une amande?Dans ce cas Maitre peux t'on vraiment mettre en évidance l'amande de 1 500 euros(pour les deux années) ?
J'ai rencontre un fiscaliste il m'a dit qu'il fallait déclarer les comptes tenu avec validation d'identité, visiblement il n'était pas sur de son coup car il a lu un article.
Peu t'on vraiment dire Maitre que le compte a été utilisé ?
Du coup je n'en sert rien j'suis perdu, ce même compte n'a pas été déclaré en 2020.
Quest 7 octobre 2021 à 17h52
Bonjour Maitre,
J’ai ouvert un compte de trading en 2020. J’aurais dû le déclarer lors de cette année aux impôts ? Je ne savais pas, pour remédier à cela, puis je faire une déclaration d’un compte étrangers, lors de la rectification mi Août de l’avis d’impôt. Et est ce que je risque une amende ? Il me semble que non car il y a un droit de rectification d’avis d’impôt de août à décembre 2021
Ray 15 janvier 2022 à 14h44
Bonjour Maître,
Si le montant qui figure sur mes comptes à l'étranger au 1er janvier 2010 (et jusqu'en 2018) provient d'une somme non déclarée (mais qui était certainement imposable : salaires importants perçus à l'étranger) perçue il y a plus de 20 ans, est-ce que je risque encore un redressement ou bien, même si je dis ce que c'est, ce sera prescrit ? en quelque sorte, est-ce que je peux atténuer les choses après 2010 si je justifie l'origine des sommes (même si c'est un peu délicat). Il n'y a jamais rien eu d'autre sur ce compte à part les intérets que cette somme a dégagé. En fait, la somme avait été mise sur un compte bancaire local de l'activité (afrique) puis viré il y a 15 ans sur un compte européen.
Merci beaucoup pour votre réponse.
John 5 avril 2022 à 22h51
Bonjour Maître,
Je possède un compte d'épargne et un compte joint avec ma mère résidente à l'étranger et je souhaite régulariser ma situation… J'aurai souhaité savoir comment le calcul peut être fait pour le délai de reprise… sachant que 1) la somme des deux comptes est supérieure à 50K€ mais individuellement ils y sont inférieurs… 2) l'origine de la majorité de la somme se trouvant sur le compte joint revient à ma mère… merci d'avance de vos éclaircissements,
Très cordialement,
Marc Uzan 24 août 2022 à 21h34
Cela est par rapport à la loi. Le délai de dix ans concerne en principe le droit de reprise sur les impôts tels l’ISF/IFI et l’impôt sur le revenu.
Samtys 26 septembre 2022 à 23h59
Bonjour maître
Excusez-moi mais j’ai une question svp.
J’ai un compte bancaire Revolut (une banque de UK je crois), le compte était ouvert en 2019, je l’ai déclaré l’année passée (0€ de revenus en 2020)
En 2021 j’ai eu des revenus moins de 15000€ entre janvier 2021 et Mai 2021.
Pour la déclaration, c’est quoi le risque de ne pas déclarer les revenus de revolut ?
Merci d’avance
Cordialement
ALEX 10 février 2023 à 15h00
Je régularise un compte à l'étranger et je n'ai jamais fait de déclaration I SF. La prescription de 10 ans ne concerne-t-elle que les avoirs étrangers ? Auquel cas je n'aurais à déclare à l'ISF que le compte à l'étranger à l'exclusion des avoirs français.
Marc Uzan 19 septembre 2023 à 12h36
Il faudrait étudier votre situation avec précisions pour pouvoir vous répondre. Concernant l’amende pour compte non déclaré, elle serait de 1500€/an et par compte non déclaré, sur 4 ans maximum.
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