3 rue Geoffroy-Marie 75009 Parismuzan@uzan-avocat.fr01 83 64 34 03

Faut-il attendre 2027 pour régulariser un compte à l’étranger ? Les éléments à peser

Par Me Marc Uzan | | Comptes étrangers

Faut-il attendre 2027 pour régulariser un compte à l’étranger ? Les éléments à peser

« Faut-il attendre 2027 pour régulariser mon compte à l’étranger ? » Depuis que le Gouvernement a annoncé, en septembre 2026, un dispositif de régularisation des avoirs non déclarés pour l’année 2027, c’est la question que se posent de nombreux résidents fiscaux de France qui détiennent un compte, un contrat d’assurance-vie ou un portefeuille de titres à l’étranger sans l’avoir déclaré.

Il n’existe pas de réponse unique. Cet article présente, simplement, les éléments à peser : ce que l’on sait du futur dispositif, ce qui peut plaider pour attendre, les situations où attendre peut coûter cher, et ce qui peut être préparé dès maintenant. Il ne traite que de la fiscalité française. État au 11 octobre 2026 : le dispositif est annoncé, mais aucun texte n’en fixe les conditions.

En bref

  • Le dispositif de régularisation de 2027 est annoncé, pas créé : ni barème, ni périmètre, ni date d’ouverture ne sont connus à ce jour.
  • Si le projet se confirme, attendre peut être préférable dans bien des cas, car il devrait en principe offrir des règles connues avant de s’engager.
  • Attendre a toutefois un coût et des risques : les intérêts de retard continuent de courir, une nouvelle année de non-déclaration s’ajoute, et l’administration peut se manifester la première.
  • Lorsqu’un courrier de l’administration demandant une régularisation a déjà été reçu, attendre 2027 n’est en général plus une option : le courrier fixe ses propres délais.
  • Quel que soit le choix, la reconstitution de l’origine des fonds demande souvent plusieurs mois et peut, selon les cas, être engagée sans attendre.
  • La décision dépend de chaque situation et se prend après l’analyse du dossier par un avocat.

Le point de départ : un dispositif annoncé, pas encore créé

Le 17 septembre 2026, le Premier ministre a annoncé que les contribuables qui détiennent des avoirs non déclarés, en particulier à l’étranger, pourraient se mettre en règle au cours de l’année 2027. Le dossier de presse du budget 2027, présenté le 1er octobre 2026, parle d’un « mécanisme exceptionnel de mise en conformité fiscale ». Mais ce mécanisme ne figure pas dans le projet de loi de finances déposé le même jour à l’Assemblée nationale. Son barème de pénalités, les avoirs concernés, le service compétent et la date d’ouverture restent inconnus.

Le précédent le plus proche est le service de traitement des déclarations rectificatives (STDR), ouvert de 2013 à fin 2017. Il ne s’agissait pas d’une amnistie : l’impôt et les intérêts de retard restaient dus en totalité, et seules les pénalités étaient réduites, selon un barème public. Ce précédent donne des repères ; il ne dit rien des conditions qui seront retenues en 2027. L’état du dispositif, son calendrier et le détail du précédent de 2013 sont suivis sur la page régularisation fiscale 2027 : où en est le dispositif ?, mise à jour à chaque étape.

En attendant, une régularisation reste possible dans les conditions ordinaires, ce que les juristes appellent le « droit commun » : déclarations rectificatives, paiement de l’impôt et des intérêts de retard, puis discussion des pénalités au cas par cas, sans barème fixé à l’avance. Ces règles sont détaillées dans l’article oubli de déclaration d’un compte étranger : que faire ?.

Ce qui peut plaider pour attendre 2027

Chaque dossier est particulier. De manière générale, si le projet se confirme, attendre le cadre de 2027 peut être préférable dans bien des cas, pour plusieurs raisons.

  • Des règles connues à l’avance. Un dispositif dédié fixe en principe un barème de pénalités public, le même pour tous. La personne sait, avant de se manifester, ce qu’elle paiera en plus de l’impôt et des intérêts. En droit commun, les pénalités se discutent au cas par cas, sans visibilité préalable.
  • Un traitement organisé. En 2013, un service avait été créé pour recevoir ces dossiers, avec des pièces à fournir et une méthode de calcul connues. Un cadre comparable faciliterait la préparation des dossiers, mais rien ne garantit à ce stade qu’il sera repris.
  • L’enjeu des pénalités. Pour un rappel d’impôt lié à un compte étranger non déclaré, la loi prévoit aujourd’hui une majoration qui peut atteindre 80 % de l’impôt rappelé. Sur des montants importants, le taux appliqué pèse lourd ; un barème public permet de le connaître avant de s’engager.

Les situations où attendre peut être risqué

Plusieurs éléments peuvent, selon les cas, plaider en sens inverse. Ils ne s’excluent pas : un même dossier en réunit souvent plusieurs.

Schéma : les éléments à peser avant de décider d’attendre ou non le dispositif de régularisation de 2027 ; d’un côté les règles connues à l’avance et le barème public, de l’autre le courrier déjà reçu, le dispositif non encore créé, les intérêts de retard, une nouvelle année non déclarée et l’échange automatique d’informations ; au centre, l’analyse du dossier par un avocat
Faut-il attendre 2027 pour régulariser ? Les éléments à peser de part et d’autre, à apprécier dossier par dossier.

Un courrier de l’administration a déjà été reçu

C’est la situation la plus nette. Lorsque l’administration a déjà écrit pour demander une régularisation ou des explications sur un compte étranger, le dossier n’est plus entre les seules mains du contribuable : le courrier fixe un délai de réponse. Dans ma pratique, ce délai est souvent d’un mois, et il est souvent possible d’obtenir qu’il soit allongé jusqu’à trois mois. Ce n’est pas un délai fixé par la loi, et un allongement n’est jamais acquis d’avance : il se demande, en général par écrit, avant l’échéance.

L’annonce d’un dispositif futur ne suspend pas ces délais. Une absence de réponse, ou une réponse insuffisante, peut conduire l’administration à poursuivre la procédure. Lorsque la demande porte sur l’origine des avoirs d’un compte non déclaré (article L23 C du livre des procédures fiscales), la loi prévoit en principe un délai de soixante jours, puis de trente jours après une mise en demeure ; à défaut de justification, les avoirs peuvent être taxés comme un patrimoine reçu gratuitement, au taux de 60 %. Le dispositif de 2013 était d’ailleurs réservé aux démarches spontanées, engagées avant toute procédure : si cette condition était reprise en 2027, ce que l’on ignore, une personne déjà interrogée pourrait ne pas y avoir accès.

Ce qu’il convient de faire après un tel courrier est détaillé dans l’article demande de régularisation d’un compte étranger non déclaré : que faire et à quoi s’attendre. Dans ce cas, la consultation d’un avocat dès la réception du courrier permet d’utiliser au mieux le délai disponible.

Schéma : après un courrier de l’administration fiscale demandant une régularisation, délai de réponse souvent d’un mois, souvent allongé jusqu’à trois mois sur demande, alors que l’ouverture du dispositif de régularisation est annoncée en 2027 sans date ; l’annonce ne suspend pas les délais du courrier
Après un courrier de l’administration, les délais courent en semaines ; le dispositif de 2027 n’a pas encore de date.

Le dispositif n’existe pas encore

Une annonce n’est pas un texte. Le mécanisme peut voir le jour en 2027, plus tard, sous une autre forme, ou pas du tout : il ne figure pas dans le projet de budget, le calendrier budgétaire est incertain, et une élection présidentielle est prévue au printemps 2027. Ses conditions peuvent aussi se révéler moins favorables qu’espéré, ou exclure certaines situations.

Les intérêts de retard continuent de courir

Le dispositif de 2013 ne réduisait pas les intérêts de retard. Ceux-ci sont dus, en principe, au taux de 0,20 % par mois, soit 2,4 % par an, sur l’impôt payé en retard, depuis la date à laquelle il aurait dû être payé. Chaque mois d’attente les augmente.

Une nouvelle année de non-déclaration s’ajoute

Un compte étranger se déclare en principe chaque année, avec la déclaration de revenus. Tant que la situation n’est pas régularisée, chaque nouvelle déclaration sans le compte ajoute une année : une nouvelle amende de 1 500 € par compte (10 000 € si le compte se trouve dans un État qui n’a pas conclu avec la France d’accord d’échange de renseignements) et, le cas échéant, l’impôt sur les revenus de l’année. À l’inverse, l’année la plus ancienne peut sortir du délai pendant lequel l’administration peut encore réclamer l’impôt, en principe dix ans pour les revenus d’un compte étranger non déclaré : voir l’article sur les prescriptions. L’effet net dépend de chaque dossier.

L’administration peut se manifester la première

Grâce à l’échange automatique d’informations, l’administration française reçoit chaque année des données sur les comptes détenus à l’étranger par les résidents de France : voir aussi les impôts ont-ils accès à vos comptes bancaires étrangers ?. Rien n’empêche l’administration d’ouvrir un dossier avant l’ouverture du futur dispositif. Si celui-ci est réservé, comme en 2013, aux personnes qui se manifestent d’elles-mêmes, un courrier reçu entre-temps pourrait fermer cette porte.

Exemple chiffré : ce que coûte une année d’attente

Un résident fiscal de France détient depuis plus de dix ans un compte-titres non déclaré dans une banque étrangère, d’une valeur de 1 500 000 €. Sur les années que l’administration peut encore contrôler, l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux non payés sur les dividendes, intérêts et plus-values du compte atteignent 380 000 €. Il n’a reçu aucun courrier et hésite à attendre l’ouverture du dispositif de 2027.

ÉlémentCalculMontant
Impôt et prélèvements sociaux dusAnnées encore contrôlables380 000 €
Intérêts de retard supplémentaires, par mois d’attente380 000 × 0,20 %760 €
Intérêts de retard supplémentaires pour douze mois d’attente760 × 129 120 €
Amende pour une année supplémentaire de non-déclaration1 compte1 500 €
Majoration au taux maximal prévu aujourd’hui pour un compte étranger non déclaré380 000 × 80 %jusqu’à 304 000 €
Poids de 10 points de majoration380 000 × 10 %38 000 €

Le coût d’une année d’attente se calcule : environ 10 600 € dans cet exemple, hors impôt de l’année supplémentaire. Le gain possible, lui, dépend d’un barème que personne ne connaît encore ; on sait seulement que chaque tranche de 10 points de majoration représente ici 38 000 €. Ce calcul ne tient pas compte des autres éléments à peser, notamment le risque qu’un courrier de l’administration arrive avant l’ouverture du dispositif. Il montre pourquoi la décision se prend dossier par dossier, chiffres en main.

Exemple chiffré : un courrier reçu et l’origine des fonds

Une résidente fiscale de France reçoit un courrier de l’administration au sujet d’un compte détenu dans une banque étrangère, non déclaré, qui a atteint au plus haut 800 000 € au cours des dix dernières années. Elle peut prouver que 300 000 € proviennent de la vente d’un appartement, actes à l’appui. Pour les 500 000 € restants, épargnés il y a longtemps, elle ne dispose d’aucun document.

  • Si l’origine de toutes les sommes restait sans justification : 800 000 × 60 % = 480 000 €.
  • Avec la preuve de la vente de l’appartement : (800 000 − 300 000) × 60 % = 500 000 × 60 % = 300 000 €.
  • Si l’origine des 500 000 € restants était, elle aussi, établie : en principe, pas de taxation à 60 %.

À ces sommes s’ajoutent, selon les cas, l’impôt sur les revenus du compte, les intérêts de retard, les amendes et les pénalités. Dans cette situation, attendre 2027 n’a guère de sens : le délai fixé par le courrier court déjà, et chaque pièce retrouvée pendant ce délai peut changer le résultat de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Schéma : compte étranger non déclaré de 800 000 € au plus haut ; taxation à 60 % de 480 000 € si aucune origine n’est justifiée, de 300 000 € si la vente d’un appartement de 300 000 € est prouvée, et en principe aucune taxation à 60 % si toute l’origine est établie
Un courrier reçu : la taxation à 60 % dépend de la part des avoirs dont l’origine est justifiée.

Ce qui peut être préparé dès maintenant

Attendre le texte ne signifie pas rester inactif. Quel que soit le cadre finalement retenu, plusieurs travaux prennent du temps et peuvent, selon les cas, être engagés dès à présent, avec l’aide d’un avocat :

  • Réunir les relevés du compte sur les dix dernières années, ce qui demande souvent plusieurs semaines auprès d’une banque étrangère, davantage si le compte a été clos.
  • Reconstituer l’origine des fonds : succession, donation, revenus perçus lorsque la personne vivait à l’étranger, vente d’un bien. C’est souvent le travail le plus long, car les faits remontent parfois à plusieurs décennies.
  • Chiffrer les enjeux : impôt sur les revenus du compte année par année, intérêts de retard, amendes, et taxation éventuelle de la part dont l’origine ne serait pas justifiée.
  • Comparer les options : régularisation en droit commun maintenant, attente du dispositif, ou réponse à un courrier déjà reçu, selon la situation.

Ce travail préparatoire n’engage à rien vis-à-vis de l’administration. Il permet, le jour où les conditions seront publiées, de décider vite et en connaissance de cause. Pour être prévenu de cette publication, la page de suivi du dispositif propose une alerte par e-mail.

Ce que je vois dans mes dossiers

Depuis l’annonce du 17 septembre 2026, c’est la question que me posent le plus souvent clients et personnes qui me consultent : faut-il attendre 2027 ? Ma réponse est la suivante : chaque dossier est spécifique, mais en général, si le projet se confirme, il vaut mieux attendre 2027. Il y aura alors, en principe, un cadre clair, avec des règles du jeu connues avant de s’engager. Cette réponse générale ne remplace pas l’examen de chaque situation.

Il existe une situation où je conseille en général de ne pas attendre : celle où un courrier de l’administration a déjà été reçu, demandant une régularisation. Ces courriers laissent souvent un délai d’un mois. Dans ma pratique, il est souvent possible d’obtenir qu’il soit allongé jusqu’à trois mois, ce qui laisse le temps de préparer un dossier sérieux ; mais ce délai ne se confond pas avec le calendrier, encore inconnu, du futur dispositif.

J’ai traité de nombreux dossiers de régularisation à l’époque du STDR, et j’en traite encore aujourd’hui. La difficulté principale reste la justification de l’origine des fonds, qui remonte souvent à plusieurs décennies, alors que l’administration demande de nombreux justificatifs et se montre exigeante sur ce point. C’est pourquoi le temps de préparation compte autant que le choix du moment. Les personnes qui me consultent sont souvent très inquiètes ; leur situation leur paraît en général plus grave qu’elle ne l’est en réalité, et un examen posé du dossier permet souvent d’y voir plus clair.

Enfin, tout l’art de ces dossiers consiste à en dire suffisamment, mais pas trop, en restant toujours dans une présentation sincère des faits : jamais de mensonge, ce que je déconseille très fortement et que je refuse. La connaissance des pratiques de l’administration permet en revanche de présenter le dossier sous son meilleur angle, que la régularisation intervienne maintenant ou en 2027.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Croire que le guichet est déjà ouvert, ou que ses conditions seront celles de 2013 : il n’existe à ce jour qu’une annonce, sans texte.
  • Laisser passer le délai d’un courrier de l’administration en comptant sur le futur dispositif : l’annonce ne suspend aucun délai.
  • Attendre sans rien préparer : la reconstitution de l’origine des fonds prend souvent plusieurs mois, quel que soit le cadre retenu.
  • Penser que 2027 effacera l’impôt : en 2013, l’impôt et les intérêts de retard restaient dus en totalité.
  • Agir dans la précipitation, par exemple en déposant seul des déclarations rectificatives incomplètes, ou en clôturant le compte et en transférant les fonds sans analyse préalable : certains choix sont ensuite difficiles à corriger.
  • Se fier aux forums plutôt qu’à l’examen de son propre dossier : deux situations proches en apparence peuvent appeler des réponses très différentes.

FAQ

Faut-il attendre 2027 pour régulariser un compte à l’étranger ?

Cela dépend de chaque situation et se décide après l’analyse du dossier par un avocat. Si le projet se confirme, attendre peut être préférable dans bien des cas, pour bénéficier de règles connues à l’avance. Mais le dispositif n’existe pas encore, les intérêts de retard continuent de courir, et un courrier de l’administration reçu entre-temps peut changer la situation.

J’ai reçu un courrier du fisc qui me demande de régulariser : puis-je attendre 2027 ?

En général, non : le courrier fixe ses propres délais, souvent d’un mois dans la pratique, que l’annonce du dispositif ne suspend pas. Un allongement, souvent jusqu’à trois mois, peut parfois être obtenu sur demande, sans que ce soit acquis. On ne sait pas non plus si le dispositif de 2027 sera ouvert aux personnes déjà interrogées par l’administration. La consultation d’un avocat dès la réception du courrier permet d’utiliser au mieux ce délai.

Combien coûte une année d’attente ?

Au minimum, les intérêts de retard supplémentaires (en principe 0,20 % par mois, soit 2,4 % par an de l’impôt dû) et, en cas de nouvelle année non déclarée, une amende de 1 500 € par compte (10 000 € dans certains États). Pour 380 000 € d’impôt dû, cela représente environ 9 120 € d’intérêts sur douze mois.

Le dispositif de 2027 réduira-t-il l’impôt à payer ?

Rien ne l’indique. Le dispositif de 2013 ne réduisait que les pénalités ; l’impôt et les intérêts de retard restaient dus en totalité. Les conditions de 2027 ne sont pas connues.

Que peut-on faire en attendant la publication des conditions ?

Selon les cas, préparer le dossier avec un avocat : réunir les relevés, reconstituer l’origine des fonds, chiffrer les enjeux et comparer les options. Ce travail n’engage à rien vis-à-vis de l’administration et permet de décider rapidement le jour où les conditions seront publiées.

Et si le dispositif n’est finalement pas créé ?

Une régularisation resterait possible en droit commun, avec des pénalités discutées au cas par cas. Le temps écoulé aurait toutefois augmenté les intérêts de retard et, le cas échéant, ajouté des années de non-déclaration. C’est l’un des éléments à peser avant de choisir d’attendre.

Textes de référence

  • Gouvernement, dossier de presse « Budget 2027 », 1er octobre 2026 (« mécanisme exceptionnel de mise en conformité fiscale ») ; projet de loi de finances pour 2027, n° 3210, déposé à l’Assemblée nationale le 1er octobre 2026.
  • Circulaires du ministre chargé du budget des 21 juin 2013, 12 décembre 2013, 10 décembre 2014 et 14 septembre 2016 (traitement des déclarations rectificatives des contribuables détenant des avoirs à l’étranger).
  • Code général des impôts : article 1649 A (déclaration des comptes à l’étranger), article 1727 (intérêt de retard), article 1729-0 A (majoration de 80 %), article 1736 (amendes pour compte non déclaré), article 755 (taxation à 60 % des avoirs d’origine non justifiée).
  • Livre des procédures fiscales : article L23 C (demande de justifications sur l’origine des avoirs), article L169 (délai de reprise de dix ans).

Attendre 2027 ou régulariser avant, répondre à un courrier, reconstituer l’origine des fonds : ces choix engagent souvent des montants élevés et ne se font qu’après l’analyse de la situation. Me Uzan, avocat fiscaliste au Barreau de Paris depuis 2008, a traité de nombreux dossiers de régularisation de comptes étrangers, à l’époque du STDR comme depuis. Voir aussi la page régulariser un compte étranger non déclaré, l’article sur les amendes en cas de non-déclaration, ou prenez rendez-vous.

Besoin d’aide ?

CONTACTER LE CABINET

Avis clients

Avis publiés sur Google

J'ai fait appel à Maître Uzan dans le cadre d'une procédure fiscale longue et techniquement complexe. Analyse rigoureuse du dossier, réponses précises dans des délais parfois très courts, et surtout une vraie capacité à maintenir un dialogue constructif avec l'administration plutôt qu'à durcir inutilement les positions.
Il a pris le temps de m'expliquer chaque étape et les options possibles, sans jargon et sans promesses excessives. Le dossier s'est conclu par une issue négociée.
Un accompagnement sérieux, du premier échange jusqu'au suivi complet de l'exécution. Je recommande sans réserve.

Avis Googleoctobre 2026

Grand professionnalisme - Une expertise précieuse
Nous recommandons chaleureusement Maître Marc Uzan. Après une première mauvaise expérience avec un autre cabinet qui nous demandait des honoraires exorbitants sans même connaître notre dossier, trouver Maître Marc Uzan a été un vrai soulagement.
L'approche est totalement différente, premier entretien téléphonique professionnel suivi d'un rendez-vous dans son cabinet et d'échanges de mails très fluides.
Ses précieux conseils et sa réactivité nous permettent d'avancer sereinement sur le dossier de succession des parents anglais de mon mari (biens en Angleterre).
Il nous guide parfaitement pour cette première étape et nous poursuivrons avec lui en toute confiance dans les mois à venir pour nos déclarations en France.

Avis Googleoctobre 2026

J’ai été très satisfait de l’accompagnement de Maître Uzan. J’ai particulièrement apprécié la qualité de ses conseils, toujours clairs, précis et pragmatiques, ainsi que sa grande disponibilité et sa réactivité. Il prend le temps de bien comprendre les situations et d’expliquer clairement les différentes options et leurs implications. Un accompagnement très professionnel et de grande qualité. Je le recommande sans hésitation.

Avis Googleoctobre 2026

A great professional. He inspired a lot of confidence, and the fact that he speaks English was a huge help. Definitely highly recommended for expats.

Avis Googleoctobre 2026

Excellent accompagnement de Maître Uzan. Très professionnel, disponible et clair dans ses conseils, notamment pour ma première déclaration fiscale en France après de nombreuses années à l'étranger. Dossier parfaitement suivi. Je recommande vivement.

Avis Googleaoût 2026

Très satisfait de l'accompagnement de cet avocat fiscaliste pour la régularisation de mes comptes à l'étranger. Professionnel, compétent et à l'écoute, il a su m'expliquer clairement les démarches et m'accompagner avec sérieux tout au long du processus. Je recommande vivement ses services !

Avis Googleaoût 2026

Je suis venu consulter Maître Uzan pour une question fiscale en apparence assez simple, mais qui me préoccupait depuis un certain temps. Il m'a apporté une réponse claire, précise et rassurante. Je recommande vivement cette consultation à toute personne ayant des interrogations fiscales : plutôt que de chercher pendant des heures sur Internet, il est beaucoup plus utile de consulter un professionnel. On obtient une réponse adaptée à sa situation, ce que internet ou l'IA ne peuvent pas fournir.

Avis Googlejuillet 2026

Je souhaite partager mon expérience avec Maître Uzan, que j'ai découvert en ligne sans recommandation préalable. La clarté de son site et la présentation de son expertise m'ont immédiatement inspiré confiance. Dès notre premier échange, j'ai été rassurée par son professionnalisme, sa qualité d'écoute et sa maîtrise des enjeux. Je lui ai donc confié un dossier complexe lié à des comptes à l'étranger. En l'espace de deux mois, la situation a été entièrement régularisée. Maître Uzan a su en assurer l'analyse, piloter l'ensemble des démarches, prendre en charge les formalités nécessaires et conduire les échanges ainsi que les négociations avec l'administration fiscale avec rigueur et efficacité, aboutissant à un résultat très satisfaisant. Dans la continuité, il est également intervenu sur ma déclaration fiscale 2025, traitée dans des délais particulièrement rapides, avec la même exigence. Réactif, disponible et précis, les échanges ont toujours été fluides et constructifs (par téléphone et mails).

Avis Googleavril 2026

Deux expériences très bonnes avec Maître Marc Uzan. Compétent, disponible et efficace. Tout a pu être réglé à distance dans deux affaires personnelles concernant le droit international (France -Allemagne). Visios, mails : échange courtois et précis. On a avancé très rapidement. Je recommande chaleureusement.

Avis Googlejanvier 2026

Excellent conseil, particulièrement réactif et très pédagogue. Je ne peux que recommander chaudement !

Avis Googledécembre 2025

J'ai eu la chance d'être accompagnée par Maître Uzan dans le cadre d'une succession internationale entre la France et les États-Unis, et je ne peux que le remercier chaleureusement pour son aide précieuse. Dans une période déjà émotionnellement difficile, il a su faire preuve d'une grande écoute, d'empathie et d'un professionnalisme irréprochable. Il a rendu compréhensibles des démarches fiscales complexes, en tenant compte à la fois des enjeux familiaux et des spécificités des deux systèmes (français et américain). Grâce à lui, tout s'est déroulé de manière fluide et sereine. Un avocat humain, compétent et engagé – je le recommande de tout cœur.

Avis Googleoctobre 2025

Il y a un an nous recevions un courrier du fisc sur des comptes étrangers. Après de nombreux échanges où nous avons donné au fisc tout ce qu'il demandait et montré notre bonne foi, rien n'y a fait. Il a fallu prendre un avocat et là comme par magie les choses ont été différentes...Il est bien dommage de devoir en arriver là pour faire valoir ses droits. En tout cas nous remercions Me Uzan pour son accompagnement et pour avoir trouvé un terrain d'entente avec le fisc, nous sommes soulagés que tout ca se termine.

Avis Googlejuillet 2024

Monsieur UZAN est un expert dans le domaine de la fiscalité, il maîtrise son sujet. Sa connaissance et son professionnalisme sont rares dans ce domaine. Merci.

Avis Googleoctobre 2024

J'ai bénéficié de conseils pertinents et précis au niveau de la fiscalité de mes activités ; questions à propos desquelles je n'avais par ailleurs jamais trouvé de réponse. Je commençais à m'inquiéter car les enjeux étaient importants et il fallait que la situation s'apaise en se clarifiant. Tout est devenu limpide et je peux à présent avancer sereinement. Je recommande Me Uzan pour son professionnalisme et sa courtoisie.

Avis Googlefévrier 2024

Nous avons eu la mauvaise surprise de recevoir une "proposition de rectification" (contrôle fiscal) en fin d'année. Après avoir essayé de discuter avec le contrôleur j'ai vite compris qu'il était indispensable de se faire accompagner par un avocat car il n'est malheureusement pas possible d'échanger de manière constructive en cas de contrôle. L'erreur était flagrante et Me Uzan a réussi à donner les bons arguments. Résultats : quasiment tout a été annulé. J'ai aussi fait appel à son expertise pour notre retour en France et il a été de très bons conseils.

Avis Googlefévrier 2023

La contrôleuse ne voulait pas entendre nos explications depuis plus d'un an et grâce à Maître Uzan le dossier a pu être clôturé rapidement.

Avis Googledécembre 2023

Maître Uzan a su apporter des réponses claires et rapides à mes questions. Sa réactivité et ses explications m'ont permis d'avancer sereinement dans mes affaires. Je le recommande vivement !

Avis Googleseptembre 2021

M. Uzan nous a accompagné durant près d'un an dans notre dossier de compte étranger. Il a été disponible et son expertise dans ce domaine nous a permis de traverser cette épreuve très stressante.

Avis Googledécembre 2021

Voir tous les avis sur Google →

CONTACT

Contacter le cabinet

Rendez-vous en français ou en anglais, au cabinet (Paris 9e) ou en visio.

Me Marc Uzan, avocat fiscaliste à Paris

Marc Uzan, avocat fiscaliste

Maître Marc Uzan est avocat fiscaliste au Barreau de Paris depuis 2008 et pratique la fiscalité depuis 2005.

Il reçoit ses clients et travaille en français comme en anglais ; il figure sur la liste des avocats anglophones de l’ambassade des États-Unis à Paris.

Il est diplômé du Master de fiscalité de l’Université Paris XII, diplômé de l’ESSEC et titulaire du DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion).

Avant de créer son propre cabinet d’avocat, il a travaillé dans de grands cabinets d’avocats internationaux.

Il assiste les particuliers et les sociétés en matière de successions internationales, de fiscalité internationale, de contrôle fiscal, de comptes étrangers, de retour en France (régime d’impatriation), de départ de France (expatriation fiscale), de contentieux fiscal, de négociation avec l’administration fiscale, de recours devant les tribunaux, de RSU, stock-options et attributions gratuites d’actions, de biens immobiliers étrangers, de revenus étrangers, de déclarations fiscales, d’impôts locaux et de planification fiscale.

Il a géré plus de 300 contrôles fiscaux, plus de 250 procédures de comptes étrangers, et plus de 200 recours devant les tribunaux fiscaux.

Découvrir le cabinet →